Le devoir d'un homme

La responsabilité.
Ce qui définit un homme parmi ses pairs et souvent au détriment de sa propre famille
Fiche de lecture

Titre : Le Harem du Roi
Auteur : Djaili Amadou Amal
Genre :Roman social
Parution : 2024 chez les éditions Emmanuelle Collas
Nombre de pages : 299
Note : 5/5
Synopsis
Boussoura, professeure en littérature, et Seini, médecin spécialiste des maladies tropicales, forment un couple heureux et moderne qui évolue dans la capitale, Yaoundé.
L’équilibre de leur famille se voit bouleversé lorsque l’oncle de Seini, un lamido, décède et que ce dernier est désigné comme son successeur.
Seini se voit alors confier la responsabilité de toute une communauté et promet à Boussoura que cela ne changera rien entre eux, mais force est de constater que si.
Ma lecture
Une vie trop parfaite
Boussoura et Seini sont heureux depuis des années. Leur couple a des enfants adultes et il n’a jamais été question de succession ni de polygamie.
Rien ne semble faire ombre au tableau et c’est justement là que ça va faire mal.
Le conflit
Lorsque Seni accepte de devenir Lamido à son tour, Boussoura se retrouve piégée. Elle doit partager son mari avec de nombreuses femmes, obéir à des restrictions qu’elle n’a jamais voulues et regarder son mari devenir un homme qu’elle ne connaît pas.
Le couple, pour la première fois en plusieurs années de mariage, se retrouve opposé sur tous les plans et même leur amour encore présent ne semble plus faire le poids.
Ce qui m’a le plus touche
La dignité de Boussoura.
Malgré les déceptions accumulées, elle ne se laisse gagner ni par l’amertume, ni par le désespoir. Elle reste campée sur ses positions et sur ses valeurs, même si cela doit aller à l’encontre de son mariage.
J’ai vécu la déception de Boussoura et surtout sa consternation devant les faits et gestes de son mari, le Lamido, et c’était assez choquant.
Ce que j’ai le moins aimé
Le virage à 180 degrés de Seini. J’en suis arrivée à me poser une question fondamentale : et s’il faisait semblant toutes ces années ?
Peut-être que Seini a caché sa vraie nature et a profité des contraintes de la succession pour montrer son vrai visage à sa femme.
Ce que je retiens
Le conflit entre le modernisme et la tradition est vieux comme le monde. Le besoin d’accomplir son devoir se heurte souvent à la nécessité de garder ses valeurs, quitte à s’y perdre. Tout est parfois question d’équilibre ou… de radicalité.
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À très bientôt
Dani-Lise



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