MORTES, MAIS PATIENTES...
La patience
Ce fruit de l’esprit qu’on aimerait bien maitriser mais qui n’appartiennent qu’a une seule catégorie de personnes, celles que la société a tué.
Fiche de lecture

Titre: Les impatientes
Auteur: Djaili Amadou Amal
Genre: Roman jeunesse, drame
Parution: 2017 sous le nom Munyal, les larmes de la patience, 2020 chez les éditions Emmanuelle Collas
Nombre de pages: 146
Notes: 5/5
Synopsis
Dans une société où le patriarcat mène la danse, être une fille se résume à un seul concept : Munyal (patience)
Tu as des revendications ? munyal
Tu as des questions ? munyal
Tu n’es pas d’accord ? munyal
C’est dans ce contexte qu’évoluent Ramla, Hindou et Safira. Entre injustices, déceptions et rêves brisés, la patience est une vertu.
Ma lecture
Ramla
Jeune lycéenne, pleine d’ambition, mais rattrapée en plein vol par le mariage.
C’est le prototype même de la rebelle qui n’a aucune intention de laisser le monde lui dicter sa conduite.
Hélas, elle n’est qu’une fille parmi tant d’autres et les filles obéissent à leurs parents.
Hindou
La rêveuse que la réalité a rattrapée.
C’est la représentation de la petite fille sage qui fait tout ce qu’on lui dit sans poser de questions, même quand cela ne l’arrange pas.
Elle obéit, quoi qu’il arrive, même face aux coups physiques et mentaux qu’elle reçoit, elle respecte ce qu’on lui a toujours appris : une femme ne quitte pas son foyer !
Safira
Celle dont on a réveillé les démons.
C’est une femme stable et heureuse dans son mariage, jusqu’au jour où débarque sa coépouse. Manigances, coups bas et sournoiserie, ses facettes les plus sombres se révèlent pour une seule chose : garder sa place à tout prix et à tous les prix.
Le patriarcat
Ces 3 femmes subissent parce que c’est tout ce qu’on leur a demandé d’apprendre. Être patiente avec un mari insatisfait, être patiente avec une belle-famille insensible, être patiente avec une rivale qui ne l’est pas finalement.
Ce qui m’a touché
Dès les premières lignes du roman, on s’attache aux protagonistes. Leur détresse est tellement communicative que l’on ressent chaque émotion avec elles. Le réalisme, quoique malheureux, de l’œuvre rend l’implication personnelle encore plus forte.
On a presque envie de sauter dans ce roman et de tirer toutes les protagonistes de leurs problèmes.
Ce besoin de toutes les sauver est tellement réel que la lecture devient vivante. Le rythme est soutenu, rien de prévisible et rien d’inattendu à la fois. Rien de monotone et c’est justement ça le charme du roman.
Ce que j’ai le moins aimé
Certaines scènes de violence tant verbale, physique que psychologique m’ont paru interminables. Mais j’assume que cela est plus dû à ma sensibilité qu’à autre chose. Ces scènes doivent exister, pour le bien de chacun d’entre nous.
Ce que je retiens
Le mariage forcé et précoce est un sujet malheureusement toujours d’actualité dans la société d’aujourd’hui.
La place de la femme dans la société : trop souvent reléguée à sa cuisine et à sa chambre conjugale.
L’éducation de la jeune fille, un exploit dans certaines régions.
La cible :
Principalement les jeunes filles du monde entier, les mères, les filles, les nièces… et les hommes.
Citation marquante : « Ramla est une fille. Et elle est bien élevée. Elle se mariera avec qui on lui dira. »
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À très bientôt,
Dani-Lise



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