MON SANG, MON IDENTITÉ?

Lien de sang ou lien du cœur ?
On( moi surtout) dit souvent que les liens du cœur sont au-dessus de tout. Cela est vrai jusqu’à ce que l’on rencontre des exceptions…
Fiche de lecture

Titre : Père inconnu
Auteur : Pabe Mongo
Genre : Roman de société( Littérature jeunesse)
Parution : 1985 par Nouvelles Éditions Africaines(NEA), réédition en 2001
Nombre de pages : 95
Note : 5/5
Synopsis
Une jeune fille nous relate sa vie de ‘’fille sans père’’ de l’âge de raison où elle a pu mettre un visage sur son identité jusqu’à son adolescence où ce dernier a, à jamais, disparu de sa vie.
Entre questions existentielles, grossesse précoce et déception amoureuse, le cycle va malheureusement se répéter.
Ma lecture
Le vide
Le roman tourne autour d’un même problème central : l’absence d’un père.
La protagoniste décrit avec beaucoup de douleur les coups invisibles que la vie lui a infligés parce qu’elle n’avait pas de père, et cela s’est empiré avec le temps, car plus elle grandissait, plus elle subissait cette absence. Le contraste est d’autant plus saisissant que notre héroïne a grandi près de son petit frère, né d’un autre homme, qui, lui, était au moins présent en tant que père comparé au sien. Elle a eu une esquisse de ce que c’était d’avoir un père sans jamais vraiment le vivre.
Elle va donc essayer de mériter l’attention et l’amour de son père, cet homme qu’elle n’a aperçu qu’en coup de vent pendant son enfance.
Le drame générationnel
La protagoniste est issue d’une grossesse précoce. Sa mère et elle feront tout ce qui est en leur pouvoir pour lui éviter de perpétuer cette quasi-malédiction. Elle ira à l’école et plus loin que sa mère.
Elle sera travailleuse, engagée, ambitieuse et déterminée à prouver à son père qu’il a eu tort de l’abandonner.
Hélas, les erreurs semblent héréditaires…
Ce qui m’a touché
L’impact de l’absence d’un parent est bien plus significatif qu’on ne le pense. Notre protagoniste a parfois vécu comme si son père n’était plus en vie, alors qu’il était souvent plus proche qu’elle ne le croyait.
La douleur que ressent un enfant face à l’abandon d’un parent est parfois survolée, surtout dans le contexte africain dans lequel le roman prend place. Un enfant blessé est un futur adulte brisé.
Le fait que des thèmes comme les grossesses précoces et indésirées, la monoparentalité, les familles recomposées soient introduits de manière aussi captivante. Surtout que la première cible de l’œuvre (pré-adolescents) est la couche la plus vulnérable mais la moins enseignée sur ces sujets. J’ai aimé que cela soit présenté tel quel et que les conséquences soient assez palpables pour aider à la sensibilisation de la masse.
Ce que j’ai le moins aimé
Mon avis est certainement biaisé car ce roman est le tout premier que j’ai dévoré mais je n’ai aucune réserve sur cette œuvre. Ce roman n’a pas besoin de suite ou de quoique ce soit du genre. C’est clair, net et précis.
Ce que je retiens
Je devais avoir 10-11 ans la première fois que j’ai lu ce roman et même après plusieurs lectures, l’empreinte qu’il a laissée en moi n’a jamais changé malgré les années et la maturité.
Je pensais, je pense et je penserai toujours que :
Grandir sans père, ça fait mal.
Ça laisse des blessures béantes, parfois tellement profondes qu’elles finissent par nous gangrener de l’intérieur.
Et le plus douloureux, peut-être, c’est que certaines blessures nous poussent à revivre ce qui les a créées, souvent sans qu’on ne puisse rien y faire.
Et j’ai surtout compris qu’un père n’est pas seulement le géniteur, c’est celui qui est présent, qui aime, qui protège et élève son enfant, lien de sang ou pas.
À très bientôt pour une nouvelle revue. N'oublie pas de laisser un commentaire et de liker si ça t'a plu.
Dani-Lise



Un classique
Je n'ai pas encore eu l'occasion de lire cette oeuvre mais je trouve le resumé assez fluide. Fluide dans le sens où ça donne l'impression d'avoir lu.
J'ai eu à lire le roman et la revue résume très bien